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Toute vérité est bonne à lire.

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A LA UNE

Retrouvez, dans cette rubrique,  tous les Lundis, votre Une liée à l'actualité politique locale la plus immédiate.

Le tort ou la raison.

 

Dimanche 30 Mars 2014, 20h. Un tremblement de terre , de magnitude 9 sur l'echelle de Richter, se produit sur l'echiquier politique national.

 

Bobigny la rouge, communiste depuis sa création, bascule dans le giron de la droite, aprés 94 années de règne sans partage.

 

Il nous faut revenir sur les années qui précedent cet évenement et sur  les motivations et les dynamiques qui ont contribué à cette alternance.

 

Il nous faut remonter bien, bien en amont pour voir se tisser le Fil d'Ariane du clientélisme qui gangrène le débat public local, les grands acteurs et jusque même l'âme de la Ville.

 

Nous sommes en plein cœur de l'Eté 2006, le maire de Bobigny, Bernard Birsinger, balbynien de cœur et de naissance décède brutalement, lors d'une conférence sur le logement, la thématique qu'il a toute sa vie durant, jusque son dernier souffle, défendue.

 

Il laisse derrière lui une ville traumatisée et orpheline d'un homme respecté jusque dans les rangs de ses adversaires.

 

Il laisse surtout une majorité déboussolée et sclérosée.

 

Qui s'arc-boutent sur des principes dont la justesse n'a d'égale que leur non application dans la réalité.

 

Et dotée d'une logique excluante.

 

Sous la nouvelle direction Peyge, un peu à la Georges Bush, ceux qui n'était pas avec eux était contre eux.

 

En plein mois de Novembre 2006, sous un froid de canard, nous nous retrouvons, entre amis, pour une soirée raclette.

 

Fin de repas. Ventre bien repus. Nous servons le café, entrouvrons la porte pour ne pas plus nous enfumer.

 

Ceux qui fument disposent leur paquet sur la table.

 

Nous lançons la discussion sur l'avenir de la ville de Bobigny, qui s'annonce peu reluisant sous cette nouvelle mandature.

 

Nous partons d'un point de départ simple, basique, mathématique: il nous est impossible de travailler avec cette majorité.

 

Ce présuppose allait avoir des conséquences irréversibles, irrémédiables.

 

Nous décidons de créer l'association d'éducation à la citoyenneté, la Balle au Centre, en référence à nos quartiers abandonnés du centre ville de Bobigny.

 

Nous faisons, aussi ,le choix de miser sur les nouvelles technologies en créant un site internet indépendant d'informations locales; notrebobigny.com., 

 

Nous sommes fin 2006, époque bénie ou même la ville préfecture du 93 n'avait pas de site internet, c'est peu de dire si nous étions précurseurs.

 

Si toute histoire a un commencement, il faut dater la chute du plus vieux bastion communiste de cette réunion digestive informelle entre quelques amis, pas plus de trois à dire vrai.

 

Toute autre version n'est que fumisterie, affabulation et propagande déversé par ceux qui ont pris une histoire en cours, pour mieux se l'approprier.

 

Et ce pour leur plus grand bénéfice.

 

Epoque doublement bénie ou Christian Bartholomé ne devait même pas situer sur la carte notre Bobigny, végétant surement dans une officine centriste ou dans une mairie d'arrondissement espérant des jours meilleurs, et ou notre maire devait mener paisiblement dans le sud de la France ces démolitions de chantier.

 

Pour sur, en démolition il s'y connait le maire, on peut en attester à Bobigny.

 

Mais nous aurons tout le loisir d'y revenir….

 

Revenons justement à 2006 

 

Nous posions, ainsi, la première pierre amenant, 8 années plus tard, la victoire de 2014.

 

Nous actons, en outre, le fait que la majorité communiste n'est plus lié à la ville et l'emmène droit dans le mur.

 

Nous prenons acte qu'il nous est impossible d'apporter un regard critique à leur action et nous concentrons note énergie à construire une véritable alternative sur la ville.

 

Nous posons pour principe l'indépendance politique, comme mode d'action le débat public et lobbying intensif et comme maïeutique l'éducation et l'éveil du plus grand nombre au débat public. 

 

Aux yeux de la municipalité de l'époque nous avions le plus grand tort, celui d'avoir raison. 

 

Raison de poser la question de la légitimité politique dans une ville où les mal inscrits, les non inscrit et les abstentionnistes étaient la majorité écrasante de nos concitoyens. 

 

Raison de poser la question la question de la représentativité des élus. 

 

La aussi nous avions tellement raison, notre seul tort étant d'avoir été trop en avance sur notre temps. 

 

L'élection municipale de 2008, remportée haut la main au premier tour par la liste de Catherine Peyge, sonnait le glas de cet espoir fou. 

 

Celui de renverser la table et de gérer, de manière indépendante, sans étiquette partisane, la ville que l'on aime. 

 

Mais nous avions planté les graines d'un arbre dont nous verrions, sûrement le fruit. 

 

Sans savoir que le ver allait être dans le fruit.

 

À suivre